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La théorie monétaire moderne (TMM) a fait irruption sur la scène économique comme cet ami qui débarque à une fête avec des idées farfelues qui, après quelques conversations, semblent tout à fait sensées.
Ce cadre économique non conventionnel remet en question tout ce qu'on pensait savoir sur les finances publiques et la gestion économique.
Alors que les économistes traditionnels s'accrochent à leurs principes de budgets équilibrés, la MMT arrive avec une affirmation audacieuse : les gouvernements qui émettent leur propre monnaie jouent selon des règles complètement différentes de celles du reste d'entre nous.
La MMT a récemment gagné en popularité, surtout lorsque les gouvernements ont commencé à dépenser sans compter pour faire face à des problèmes tels que la récession économique et la pandémie mondiale.
Alors que les pays du monde entier ouvraient leurs portefeuilles comme jamais auparavant, de plus en plus de gens se sont demandé : « Attendez, d'où vient tout cet argent ? »
La MMT offre une réponse qui pourrait bien bouleverser votre vision du monde économique.
Qu'est-ce que la MMT ? Les principes fondamentaux
Au fond, la MMT dit que la monnaie d'un pays est un monopole public contrôlé par le gouvernement. Cette idée, qui semble simple, mène à des conclusions qui font réfléchir.
Pensez-y de cette façon : alors que vous et moi devons gagner de l'argent avant de pouvoir le dépenser, les gouvernements qui émettent leur propre monnaie (comme les États-Unis avec le dollar) peuvent créer de l'argent quand ils le souhaitent.

C'est comme avoir un distributeur automatique magique qui ne se vide jamais !
Les principes clés de la MMT ressemblent à une hérésie économique :
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Émetteurs de monnaie souveraine :
- Les gouvernements qui émettent leur propre monnaie fiduciaire (comme les États-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni) ne peuvent pas « manquer » d'argent comme les ménages ou les entreprises.
- Ils peuvent toujours créer plus d'argent pour payer leurs dettes libellées dans leur propre monnaie.
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Les dépenses publiques ne sont pas limitées par les recettes :
- Contrairement aux ménages, les gouvernements n'ont pas besoin de « financer » leurs dépenses par des impôts ou des emprunts.
- Les impôts créent une demande pour la monnaie et aident à contrôler l'inflation, mais ne sont pas nécessaires pour « payer » les dépenses.
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Les impôts stimulent la demande de monnaie :
- Pourquoi est-ce qu'on se bat tous pour avoir des dollars ? Parce qu'on en a besoin pour payer nos impôts !
- Les impôts créent une demande pour la monnaie et aident à gérer l'inflation en retirant l'excès d'argent de l'économie.
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L'inflation comme véritable contrainte :
- La principale limite aux dépenses publiques est l'inflation, et non la solvabilité ou la dette.
- Ce qui limite les dépenses publiques, ce n'est pas le manque d'argent, mais la disponibilité des ressources réelles (main-d'œuvre, matériaux, capacité de production).
- Trop d'argent pour trop peu de ressources ? Bonjour l'inflation. Si l'économie tourne à plein régime, des dépenses excessives peuvent entraîner de l'inflation.
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Le plein emploi grâce à la garantie d'emploi :
- La MMT préconise une garantie fédérale d'emploi pour assurer le plein emploi, agissant comme un stabilisateur automatique.
- Le gouvernement agit comme un « employeur de dernier recours », offrant un emploi à toute personne désireuse et capable de travailler et versant un salaire décent.
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Les déficits ne nuisent pas forcément à l'économie :
- Les déficits publics peuvent être bénéfiques s'ils soutiennent la capacité de production (par exemple, les infrastructures ou l'éducation).
- Les déficits publics ajoutent en fait de l'argent au secteur privé. Le déficit de votre gouvernement est votre excédent !
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Emprunter (obligations) n'est pas obligatoire :
- Les gouvernements souverains émettent des obligations non pas pour « financer » leurs dépenses, mais pour gérer les taux d'intérêt et fournir des actifs sûrs.
- C'est un peu comme offrir un compte d'épargne rémunéré au secteur privé.
Du point de vue de la MMT, la dette publique dans sa propre monnaie n'est qu'un enregistrement de l'argent que le gouvernement a créé mais qu'il n'a pas encore récupéré par le biais des impôts. C'est très différent de l'idée classique selon laquelle les impôts doivent précéder les dépenses !
D'où vient la MMT ? L'histoire de ses origines
La MMT n'est pas complètement nouvelle. Elle ressemble plus à un best-of des idées économiques rebelles à travers l'histoire.
Elle s'inspire du chartalisme ( l'idée que l'argent tire sa valeur du fait que les gouvernements l'acceptent pour payer les impôts), des réflexions d'Alfred Mitchell-Innes au début du XXe siècle sur la théorie du crédit monétaire, et de l'approchede la « finance fonctionnelle »d'Abba Lerner dans les années 1940, selon laquelle la politique budgétaire doit être jugée sur ses résultats et non sur l'équilibre budgétaire.
Les idées de Hyman Minsky ont aussi influencé le développement de la MMT, comme les politiques budgétaires ciblées et le concept de garantie d'emploi.
Le mouvement moderne de la MMT a démarré au début des années 1990, quand Warren Mosler, un trader de Wall Street avec un côté indépendant, a publié« Soft Currency Economics »en 1993.
Depuis, un groupe d'économistes rebelles, dont Bill Mitchell (qui a contribué à inventer le terme « théorie monétaire moderne »), L. Randall Wray, Stephanie Kelton, Pavlina R. Tcherneva, Mat Forstater et Scott Fullwiler, a développé et popularisé ces idées.
Le best-seller de Stephanie Kelton, «The Deficit Myth », publié en 2020, a propulsé la MMT sur le devant de la scène et obligé les économistes à revoir les hypothèses sur lesquelles ils s'appuyaient depuis des décennies.
Son livre explosif n'a pas simplement fait son entrée dans le débat économique. Il a fait l'effet d'une bombe dans le monde de la finance ! Il a transformé la MMT, qui n'était qu'une théorie obscure dont on parlait à voix basse dans les couloirs des universités, en sujet de conversation à table.
Imaginez la MMT comme un groupe underground qui passe enfin à la radio après des années de promotion par des fans dévoués.
La vision traditionnelle : la théorie monétaire classique
La théorie économique traditionnelle, c'est comme cet oncle conservateur lors du dîner de Thanksgiving, profondément soucieux de l'équilibre budgétaire et de vivre selon ses moyens.
Selon cette sagesse conventionnelle, les gouvernements doivent financer leurs dépenses par les impôts et l'emprunt, tout comme les ménages.
Les déficits et la dette publics sont considérés comme dangereux, pouvant entraîner une hausse des taux d'intérêt, une baisse des investissements privés et le redoutable monstre de l'inflation.
Dans l'univers économique conventionnel, les banques centrales indépendantes tiennent les rênes grâce à la politique monétaire : elles fixent les taux d'intérêt, contrôlent les réserves bancaires et achètent/vendent des obligations d'État pour gérer la masse monétaire.
La politique budgétaire (dépenses publiques et fiscalité) joue un rôle secondaire, principalement axé sur l'équilibre budgétaire à long terme.
L'approche traditionnelle part du principe que les fonds publics sont naturellement limités, ce qui rend la fiscalité et l'emprunt indispensables pour financer les dépenses publiques.
La MMT dit que c'est complètement faux !
La MMT contre la théorie traditionnelle

| Aspect clé | Théorie monétaire moderne (MMT) | Théorie monétaire traditionnelle |
|---|---|---|
| Financement des dépenses publiques | Les dépenses publiques créent directement de l'argent ; les dépenses passent en premier | Les impôts et les emprunts doivent financer les dépenses publiques ; les recettes viennent en premier |
| Budgets et déficits publics | Les déficits sont normaux et ajoutent des actifs financiers au secteur privé | Les budgets publics devraient être équilibrés comme les budgets des ménages ; les déficits sont problématiques |
| Rôle des impôts | Principalement créer une demande pour la monnaie et gérer l'inflation en retirant l'excédent de monnaie | Principalement pour générer des recettes afin de financer les activités et les programmes publics |
| Emprunts publics | L'émission d'obligations est facultative, principalement utilisée pour gérer les taux d'intérêt ou fournir un instrument d'épargne | Emprunter, c'est nécessaire pour financer les déficits quand les recettes fiscales ne suffisent pas |
| Contraintes pesant sur la politique budgétaire | La disponibilité réelle des ressources et le risque d'inflation sont les vraies contraintes | Les dépenses sont limitées par les recettes fiscales et la capacité d'emprunt |
| Politique monétaire vs politique budgétaire | La politique budgétaire (dépenses/impôts) est le principal outil de gestion économique | La politique monétaire (taux d'intérêt) est le principal outil de stabilisation économique |
| Rôle des banques centrales | Soutenir les dépenses publiques et maintenir les taux d'intérêt souhaités | Contrôler l'inflation de manière indépendante à l'aide d'outils monétaires |
| Séquence de création monétaire | Les prêts créent des dépôts ; les dépenses publiques introduisent de nouveaux actifs financiers | Les dépôts permettent aux banques d'accorder des prêts ; la masse monétaire augmente progressivement |
| Préoccupations liées à la dette publique | Pas de risque de défaut de paiement pour la dette libellée dans la monnaie nationale ; l'inflation est la principale préoccupation | Une dette élevée entraîne une hausse des taux d'intérêt, une baisse des investissements et un risque potentiel de défaut de paiement |
| Gestion de l'inflation | Gérée principalement par la politique budgétaire (ajustements fiscaux et des dépenses) | Gérée principalement par la politique monétaire (ajustements des taux d'intérêt) |
| Approche en matière d'emploi | Création directe d'emplois grâce à des programmes comme la garantie d'emploi | Créer les conditions pour que le secteur privé crée des emplois grâce à la politique monétaire |
| Point de vue sur les déficits en période de crise | Naturel et nécessaire pour soutenir l'épargne et la reprise du secteur privé | Un mal nécessaire qui va demander des mesures d'austérité à l'avenir pour « rembourser » |
Imaginez la MMT et la théorie traditionnelle comme deux coachs financiers avec des approches complètement opposées.
Le coach traditionnel, c'est comme ce vieux coach sévère qui compte chaque calorie et chaque centime, convaincu que tu vas t'effondrer si tu n'équilibres pas ton budget.
Le coach MMT, lui, est ce gourou révolutionnaire qui te dit : « Oublie les vieilles règles ! Ton corps (ou ton économie) a bien plus de capacités qu'on te l'a dit ! »
Ce qui rend cette comparaison si fascinante, c'est la différence fondamentale entre ces théories. Il ne s'agit pas d'un simple désaccord sur des détails techniques, mais plutôt de deux approches complètement différentes sur le même terrain !
La vision traditionnelle considère l'argent comme une ressource rare qui doit être soigneusement collectée avant de pouvoir être dépensée. La MMT renverse complètement le scénario en affirmant que « l'argent n'est pas rare pour les gouvernements qui émettent de la monnaie ; ils le créent lorsqu'ils dépensent ! ».
La plus grande différence ? Leur vision de la dette publique.
- La théorie traditionnelle la traite comme la dette de votre carte de crédit, comme quelque chose d'effrayant qui doit être remboursé avant que le huissier ne se présente.
- La MMT la considère plutôt comme des points sur un tableau d'affichage, juste un enregistrement de l'argent que le gouvernement a créé mais qu'il n'a pas encore taxé.
Quel point de vue te semble le plus logique ? Ce qui est génial, c'est que ce ne sont pas que des théories académiques. Elles ont un impact direct sur la façon dont les gouvernements réagissent à tout, des récessions au changement climatique en passant par les soins de santé. Voilà un combat qui vaut le coup d'être suivi ! 🥊💰
Pourquoi la MMT est plus importante que tu ne le penses
Comprendre la MMT, c'est comme avoir une paire de lunettes à rayons X pour l'économie : tout à coup, tu vois des choses qui étaient invisibles avant.
Ça suggère que les gouvernements qui ont une monnaie souveraine ont beaucoup plus de pouvoir budgétaire que ce que la sagesse conventionnelle reconnaît.
Cette perspective transforme la question politique de « Pouvons-nous nous le permettre ? » à « Disposons-nous des ressources réelles nécessaires ? » et « Quels sont les risques d'inflation ? ».
Ça change la donne pour les discussions sur le financement des programmes publics, les investissements et les réponses aux crises !
La MMT met en lumière plusieurs aspects cruciaux des économies modernes :
- La réalité de la monnaie fiduciaire : elle explique comment l'argent fonctionne réellement dans le monde d'aujourd'hui, où les monnaies sont garanties par la loi et non par l'or.
- La dynamique du pouvoir : elle suggère que les gouvernements qui ont la souveraineté monétaire ont plus d'influence sur les marchés financiers qu'on ne le pense généralement.
- Les équilibres sectoriels : la MMT souligne que le déficit public est égal à l'excédent du secteur non public, ce qui est utile pour comprendre les flux économiques.
- Les opérations des banques centrales : elle démystifie des phénomènes tels que l'assouplissement quantitatif (QE) et la gestion de la dette nationale.
- Renforcement des capacités politiques : en supprimant les contraintes financières perçues, la MMT suggère que les décideurs politiques disposent de plus d'outils pour lutter contre le chômage, le changement climatique, les besoins en infrastructures et les inégalités.
- Priorité au plein emploi : la MMT préconise fortement le recours à la politique budgétaire pour atteindre le plein emploi, souvent par le biais d'un programme de garantie d'emploi.
La MMT en action : la réponse américaine à la COVID-19 comme étude de cas
Bien qu'aucun pays n'ait officiellement adopté la MMT comme stratégie officielle, la réponse des États-Unis à la COVID-19 a été comme une illustration en temps réel des principes de la MMT, même si ce n'était pas intentionnel.
Quand la pandémie a frappé, le gouvernement américain a lancé un tsunami budgétaire : des plans de relance de plusieurs milliers de milliards de dollars, comprenant des paiements directs, une amélioration des allocations chômage, un soutien aux entreprises et une aide aux États et aux collectivités locales.
Le plus étonnant ? Cela s'est produit sans augmentation significative des impôts ni réduction des dépenses dans d'autres domaines.
Du point de vue de la MMT, ça a démontré exactement ce qu'ils avaient toujours dit : un émetteur de monnaie souveraine comme les États-Unis peut financer des dépenses massives sans être limité par la perception préalable d'impôts.
La Réserve fédérale a parfaitement joué le jeu, en achetant d'énormes quantités de dette publique et en maintenant les taux d'intérêt à des niveaux extrêmement bas.
Au début, malgré des déficits records, les taux d'intérêt sont restés bas et les marchés financiers sont restés calmes. Les mesures de relance ont contribué à éviter une récession plus profonde et ont favorisé une reprise relativement rapide de l'emploi et de la production.
Mais fin 2021 et début 2022, l'inflation a gâché la fête. Ça a déclenché un débat intense : les détracteurs ont blâmé la demande excessive alimentée par les mesures de relance, tandis que les partisans de la MMT et d'autres ont davantage mis l'accent sur les perturbations des chaînes d'approvisionnement, les chocs des prix de l'énergie et les facteurs mondiaux.
Peu importe qui avait raison, cet épisode a mis en évidence l'idée centrale de la MMT : la contrainte ultime sur les dépenses publiques n'est pas une limite financière arbitraire, mais plutôt l'inflation qui apparaît lorsque la demande dépasse la capacité de production.
Le débat s'est ensuite déplacé sur la question de savoir si cette inflation aurait pu être mieux gérée grâce à des ajustements budgétaires opportuns (tels que des hausses d'impôts ciblées), comme le suggère la MMT.
MMT : promesse ou péril ?
La théorie monétaire moderne offre à la fois des possibilités alléchantes et des risques importants.
Avantages potentiels :
- Une flexibilité budgétaire dopée aux stéroïdes : la MMT suggère que les gouvernements disposent d'une marge de manœuvre beaucoup plus grande pour financer les priorités publiques telles que les infrastructures, les soins de santé, l'éducation et la lutte contre le changement climatique sans être entravés par des contraintes budgétaires immédiates.
- Le chômage ? Qu'est-ce que c'est ? Des politiques comme un programme de garantie d'emploi pourraient potentiellement éliminer complètement le chômage involontaire.
- Soulagement de l'angoisse liée à la dette nationale : pour les dettes libellées dans sa propre monnaie, un gouvernement souverain peut toujours payer, en déplaçant l'accent mis sur le risque de défaut vers la gestion de l'inflation.
- Un gouvernement qui tient ses promesses : les gouvernements pourraient potentiellement répondre plus directement aux besoins des citoyens sans l'obstacle politique que représente l'augmentation des impôts.
Critiques et controverses :
- Le dragon de l'inflation : Les détracteurs craignent que la MMT sous-estime le risque d'une inflation galopante si les dépenses publiques deviennent incontrôlables. Ils se demandent aussi si la politique budgétaire peut vraiment contrôler l'inflation une fois qu'elle est là.
- Réalité politique : supprimer la contrainte de « payer » les dépenses pourrait inciter les politiciens à se lancer dans des dépenses électorales tout en étant réticents à augmenter les impôts quand c'est nécessaire.
- Rigor mortis théorique : Certains économistes traditionnels affirment que la MMT manque de modèles mathématiques formels et se contente de reformuler des idées hétérodoxes existantes sans innovation théorique suffisante.
- Crise de confiance dans la monnaie : les sceptiques craignent qu'une création monétaire excessive érode la confiance dans la monnaie, entraînant une dévaluation et une fuite des capitaux. Ils citent les épisodes d'hyperinflation historiques comme exemples à ne pas suivre, même si les partisans de la MMT affirment que ces cas étaient différents.
Le débat met en évidence des questions fondamentales concernant la coordination des politiques budgétaires et monétaires, les véritables contraintes qui pèsent sur l'action gouvernementale et la meilleure voie à suivre pour assurer la stabilité économique et la prospérité partagée.
Le jeu de l'argent réinventé
La MMT déplace l'attention de la crainte du déficit vers les contraintes réelles en matière de ressources (telles que la main-d'œuvre, la technologie et les matériaux). Bien que controversée, elle a influencé les débats sur les dépenses publiques, en particulier dans les cercles politiques progressistes.
Elle remet en question nos hypothèses les plus fondamentales sur les finances publiques, en affirmant que les émetteurs de monnaie souveraine créent de la monnaie lorsqu'ils dépensent, l'inflation et les contraintes réelles en matière de ressources étant les principaux facteurs limitants.
Cette théorie diffère radicalement des idées reçues sur la création monétaire, les déficits, les contraintes politiques et le rôle des autorités budgétaires et monétaires.
La réponse des États-Unis à la pandémie, bien que n'étant pas explicitement inspirée de la MMT, a montré ce que des mesures budgétaires massives peuvent accomplir, tandis que l'inflation qui a suivi a souligné l'importance de gérer les contraintes réelles en matière de ressources.
La MMT offre des avantages potentiels tels qu'une plus grande flexibilité budgétaire et des voies directes vers le plein emploi, mais elle fait l'objet de critiques sérieuses concernant les risques d'inflation, la faisabilité politique, la rigueur théorique et la stabilité monétaire.
Que tu sois convaincu ou sceptique, la MMT nous oblige à repenser nos hypothèses de longue date sur les finances publiques et à nous poser des questions plus profondes sur la monnaie, la valeur et ce qui est économiquement possible.
La prochaine fois que quelqu'un te dira « on n'en a pas les moyens » lors d'une discussion sur les priorités nationales, tu pourras simplement répondre : « Selon quelle théorie monétaire ? »